Ce qui est formidable dans notre monde, c’est qu’une force universelle et plus grande que nous agit continuellement pour que l’équilibre général soit atteint. Et ce, dans tous les domaines. Ainsi, à chaque situation extrême est apportée une réponse qui, par essence, se situe à l’opposé de celle-ci. C’est l’ordre naturel de notre monde et ça a de quoi nous rassurer dans le fond. Ici, face à notre société de consommation acharnée, au culte de la performance optimisée, à l’adage anxiogène le temps c’est de l’argent, au planning surchargé synonyme de vie sociale réussie et enviable, face à tout ça est né le slow living. Une formidable contre-culture, véritable bouffée d’air salvatrice pour l’être humain comme pour la planète.

Le slow living touche désormais presque tous les secteurs de nos vies

Le slow living ne se résume pas à ralentir son rythme de vie. Ce mouvement sociétal est beaucoup plus profond. Il concerne de nombreux secteurs :

  • La slow food : face au fast food et à ses dérives sanitaires et écologiques, on reprend le temps de cuisiner, de savourer, de toucher les aliments, d’en sentir les reliefs, les subtilités. Et surtout, on consomme au rythme de la terre, on met en avant une agriculture raisonnée, une consommation équilibrée qui soit proportionnée aux ressources de la planète.

  • Le slow wear : face à la production et à la consommation anarchiques de vêtements, on arrête d’acheter des choses inutiles, on arrête de surcharger son dressing de vêtements qu’on n’a jamais portés, dont on ignore même l’existence ou qui ont encore l’étiquette du magasin accrochée dessus. On s’équipe uniquement de ce qu’on a besoin et sincèrement, on n’a pas besoin de tant que ça. Faites un tri dans votre dressing, vous verrez à quel point l’effet thérapeutique sur votre mental est puissant. Voir ces sacs remplis quitter son appartement vous allège considérablement l’esprit. Et que dire des bénéfices sur l’environnement…

  • La slow cosmétique : vive le naturel dans les produits de beauté ! Véritable mouvement militant, il s’agit ici de réintégrer l’éthique dans la cosmétique. Plus propre, plus respectueux pour la peau comme la planète, la slow cosmétique bannit bien sûr les additifs douteux voire dangereux, les produits testés sur les animaux, les marques qui ne proposent pas d’éléments recyclables. On utilise donc les éléments simples et naturels comme l’aloé véra, le miel, l’argile et pour le reste, on fait confiance au logo Slow Cosmétique qui garantit la qualité et l’éthique d’un produit.

  • La slow tech : diminuer notre temps passé à être connecté ou devant un écran. Place à l’humain, aux interactions entre les personnes, aux conversations ininterrompues par des sonneries ou autre signal de réception d’un SMS ou d’un mail. La technologie ne devait être qu’un outil pour aider l’être humain à s’épanouir, à se libérer. Ses dérives l’ont, au contraire, asservi et rendu dépendant et apathique.

  • Le slow travel : on ne consomme plus du voyage ou du week-end, on part à la rencontre de la population locale qui va nous faire découvrir sa culture et ses mœurs. On oublie les guides papier ou numérique, on fait confiance à ses sens qu’on ouvre pleinement.

  • Le slow management : dans le monde du travail également, on apprend à mener son équipe avec des valeurs de respect de l’être humain. On prend en compte son environnement, sa vie personnelle et on impose un rythme humain au travail.


  • On le voit bien, le mouvement du slow living est adaptable dans tous les secteurs de vie. Il s’agit désormais d’arrêter d’ignorer notre être et notre environnement. On doit réapprendre à vivre avec et selon eux surtout. Oui « prendre le temps de » est la base du slow living. Prendre le temps d’être en pleine conscience de ce que l’on fait : cuisiner, partager un repas avec amis, lire une histoire le soir à son enfant… cette simple application dans les tâches quotidiennes vous permettra de vous retrouver et de vous sentir vivre, vraiment.