Souvenez-vous. L’année dernière. Été 2019. La coupe du monde de football féminin. La victoire des américaines. Et aussitôt, la presse qui révèle que la préparation et les entrainements des joueuses ont été adaptés à leur cycle menstruel afin d’optimiser leurs performances. Inédit. Inédit et brillant.

Et oui, les modifications psychologiques (humeur, confiance, concentration…) et physiologiques (vitalité, entrain, force…) induites par les variations hormonales au cours du cycle impactent inéluctablement nos capacités, et les prendre en compte pour améliorer notre efficience apparait tout à fait pertinent. Il s’agit là de s’écouter, de s’ancrer dans notre réalité hormonale et de tirer profit du cycle ovarien, au lieu de le subir. On vous explique !


Première étape : Se mettre à l’écoute de son corps

Il est capital de cerner comment fonctionne son cycle afin de l’utiliser pour vivre mieux. Cette démarche qui n’est pas naturelle car on ne nous l’apprend pas, est pourtant essentielle : elle permet de mieux se comprendre, d’appréhender plus justement ses réactions, ses humeurs, ses émotions, ses élans et d’adapter son mode de vie en fonction de nos variations hormonales. L’idée est donc d’abord ici d’identifier les différentes phases de son cycle et de saisir ce qu’il se passe en nous pour chacune d’elle. Si vous ne parvenez pas à faire les déductions par vous-même, pas d’inquiétude, le schéma est à peu près le même pour tout le monde, referez-vous à la littérature sur le sujet et téléchargez des applications comme Clue ou Menstrual Period Tracker pour suivre votre processus menstruel. Et puis nous, comme d’habitude, on ne vous laisse pas tomber… découvrez ci-dessous les quatre grandes phases du cycle féminin et ses implications afin d’y voir plus clair.


Seconde étape : Agir en fonction des phases de son cycle

Les règles (jours 1 à 5 environ) : La période des règles est considérée comme la plus pénible et compliquée du cycle. Douleurs, fatigue, irritabilité, hypersensibilité… Les faibles taux d’hormones nous rendent vulnérables, à plat. C’est le moment de prendre soin de soi, de se reposer, de se ménager... Rester en tension permanente durant cette phase, c’est nager à contre-courant. Alors, bien sûr, pendant vos règles, le monde continue à tourner et nous ne sommes pas ici en train de vous suggérer de mettre toutes vos activités en veille jusqu’à ce que cesse la tempête - quoi que, dans certains pays comme le Japon ou la Corée du sud, le congé menstruel dispense les femmes de travailler ! - mais essayez de lever un peu le pied pendant ces quelques jours. Couchez-vous plus tôt, ne soyez pas trop exigeante avec vous-même, faites des power nap et troquez votre cours de boxe thaï pour une séance de Yin yoga…

Après les règles, la seconde partie de la phase folliculaire (jours 5 à 11 environ) : Cette période se caractérise par une augmentation des taux d’hormones dans le sang qui déclenche un regain d’énergie. En clair, on a la pêche et c’est le moment d’en profiter. Dépassez-vous au travail, défoulez-vous au sport et prenez de l’avance à la maison… Attention tout de même à ne pas partir dans tous les sens. Boostée par votre supplément-vitalité, vous risquez de vouloir faire trop de choses trop vite et de dissiper votre belle énergie avec à la fin du cycle, ce sentiment amer de ne pas avoir été à la hauteur. Il est donc très important de se préparer en amont (pendant les règles), avec un plan d’action clair, pour être organisée et parée quand l’impulsion se présente et que le tonus se met à battre son plein.

La phase d’ovulation (jours 11 à 17 environ) : Le cocktail hormonal induit par la phase ovulatoire entretient un état de bien-être et favorise l’empathie. On aime l’autre et on a envie de s’entourer. Il est toutefois important de garder les pieds sur terre et de ne pas trop s’emballer quant à ses élans d’amour pour autrui car sinon, la déception et l’amertume pourraient bien vous assaillir en fin de phase.

Avant les règles, la phase lutéale (jours 17 à 28 environ) : Durant cette période, la progestérone et l’œstradiol augmentent et viennent nous perturber émotionnellement. Pour certaines, on parle même du syndrome prémenstruel (SPM). Déprime, découragement, manque de confiance, gonflements, peau boutonneuse… Il est dès lors bon de savoir que nos baisses de moral à cette période ne sont pas forcément liées à l’environnement externe (travail, mariage, réalisations…) mais sont probablement rattachées à nos variations internes. Et oui, comme on le sait, on les vit mieux. C’est par ailleurs le moment d’accepter ce petit coup de mou et de l’utiliser pour analyser les problèmes à corriger afin de pouvoir repartir du bon pied. Enfin, c’est une période pendant laquelle il ne faut pas hésiter à écouter son corps et se faire du bien. Cocoonez-vous pour contre-attaquer les émotions en yoyo et, comme on a tendance à gonfler, n’oubliez pas de porter des vêtements plus confortables que d’habitude et des soutien-gorge plus souples, voire pas de soutien-gorge du tout. Free your boobs babe !



Le mot de la fin. Les variations induites par notre cycle menstruel influencent inévitablement notre travail, nos humeurs, nos relations, nos capacités… et apprendre à se synchroniser avec ce phénomène interne au lieu de l’ignorer est un laisser-passer vers une vie plus sereine. Moins saccadée. Ce serait dommage de ne pas essayer, vous ne trouvez pas ?



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