« Encore un article sur le consommer mieux, le bio, le sans plastique, le sans viande, le tout végétal et le tout sans saveur ! »

Eh bien, oui… et non. En fait, oui car tant que vous n’aurez pas compris que vous n’êtes pas seul sur Terre, que vous avez un impact sur vous, votre santé, sur les autres et sur l’environnement, effectivement nous n’aurons aucun scrupule à vous rappeler l’importance de vos gestes et comportements via des articles, des émissions de télévision, de radio, des pétitions et autres supports d’informations et d’actions.

« Oui mais même si j’applique les bons gestes et adopte les bons comportements, moi seul ça ne servira strictement à rien car à côté de moi, il y a des millions de gens qui continuent à jeter leurs mégôts, à ne pas trier leurs déchets, à manger autant de viande, à prendre leur voiture pour faire 100 mètres… »

Eh bien oui… et non. Oui, nous n’allons pas éradiquer les mauvais comportements du jour au lendemain mais si vous, vous passez à l’acte, ça voudra dire qu’une personne est en moins dans la colonne des oisifs écologiques. Et qui vous dit que vous êtes seul dans votre opinion ? Vous êtes des millions justement. Ces millions qu’il faut continuer à convaincre, à informer, à pousser pour qu’ils changent de – mauvaises – habitudes.

« OK, mais alors, ça doit être compliqué à appliquer, ça donnerait quoi au quotidien ? »


Eh bien, le plus difficile c’est de passer à l’acte, c’est tout. Car le reste est d’une simplicité enfantine !


5 astuces pour devenir un consommateur responsable


  • Un réseau pour réduire le plastique se développe progressivement et ce même dans les supermarchés : le tout en vrac. Vous apportez votre contenant et vous vous servez du contenu, sans emballage. Pas mal déjà hein ? Il existe aussi des recettes maison ultra-simples pour faire sa propre lessive, son dentifrice, sa crème hydratante… Fini les additifs et autres ingrédients douteux voire cancérigènes.

  • Ensuite, privilégier les circuits courts permet de réduire la pollution due aux transports. Des milliers de producteurs se réunissent en coopérative pour vendre en direct leurs récoltes. Pas d’intermédiaires, des prix au plus juste pour le client et une rémunération des producteurs plus équitable. Ça aussi, ce n’est pas compliqué, n’est-ce pas ?

  • Favoriser la saisonnalité dans ses courses, ses repas permet là aussi de réduire la pollution due aux transports pour acheminer des produits jusqu’en France. Il n’y a rien de très douloureux de se passer des tomates d’octobre à avril. Comment savoir quels fruits ou quels légumes selon la saison ? Des calendriers de saisonnalité des fruits et légumes sont disponibles gratuitement, notamment sur Internet. Ce n’est qu’une question d’habitudes à changer, à modifier.

  • Bien sûr, il y a le bio, pour moins de pesticides, pour un contrôle plus accru de la traçabilité du produit. « Oui mais le bio c’est cher ! » Je vous rejoins là-dessus. Il y a encore des efforts à effectuer. Cependant, certaines catégories de produits sont déjà devenues plus accessibles.

  • Il faut aussi aborder le sujet de la viande. Nous avons depuis trop longtemps considéré les animaux comme de simples sources distributrices de viandes et de lait. Depuis peu, le mouvement antispéciste compte dans ses rangs de plus en plus de défenseurs convaincus qu’il faut respecter l’animal en tant qu’être vivant, doté de sensibilité. Certains préconisent l’arrêt total de ce régime carnivore quand d’autres plus souples invitent à manger moins de viande pour manger mieux. Le végétal se développe, les apports en besoins nutritionnels sont tout aussi respectés avec ce type de régime.

  • Faire un geste quotidien pour consommer mieux pour soi, pour les autres et pour notre planète c’est un petit pas vers LA solution.