La joie pour saupoudrer la magie du possible

La joie pour saupoudrer la magie du possible

Le mot d’Audrey

Chaque semaine, cette professeure de yoga passionnée d’écriture se met à nue et philosophe pour le Namas’mag sur un sujet qui lui tient à coeur. Aujourd’hui, elle nous parle de l’importance de cultiver la joie et nous montre le chemin pour y arriver.

La joie pour saupoudrer la magie du possible :

« En ce début d’année, je vous propose un voyage vers la couleur de nos émotions. Telles des empreintes inscrites dans nos cœurs. Les émotions sont à l’être humain ce que la pluie, le vent, le soleil ou les saisons sont à la nature. Il n’est pas possible de s’en passer. Elles font partie intégrante du paysage de notre vie. Elles s’activent parfois avec douceur, parfois avec force. Parfois elles sont source de plaisir, parfois source de douleur. Toujours est-il qu’elles sont là et bien là.

Certaines émotions nous donnent des ailes. Nous procurent une sensation d’ouverture, de légèreté. D'autres, au contraire, sont sources de tensions physiques, morales. Les émotions, quelle que soit leur intensité, se succèdent les unes aux autres en permanence. Nous avons pu les expérimenter durant cette année turbulente. Aujourd’hui, je vous propose de contrecarrer l’ambiance générale en vous emmenant vers la joie. Cette joie intime.

La joie ne dépend pas de la météo. Elle peut se trouver dans le décor le plus triste. Elle est la résultante du fait d’habiter sa vie. D’y être intimement et profondément impliquée. La joie sait se distancer des circonstances bonnes ou mauvaises. Elle sait reconnaître une importance toute relative.

La joie telle une intimité avec soi. C’est dans cette intimité que nous nous dégageons du pilote automatique rendant la vie terne. Nous rendant aveugle au fabuleux jardin qui est à notre portée. Et pourtant. C’est dans cette intimité que se loge une semence de joie. Semence qui pourra germer dans un terreau de gratitude. C’est dans ce cheminement que nous renouons avec la gratitude. Celle de pouvoir observer, sentir, toucher, écouter, s’exprimer, contribuer, collaborer, imaginer, rêver, tenter de partager notre joie. Cette intimité qui saura survivre au sombre. Aux ombres. Qui saura créer des arc-en-ciel, des chansons, des danses pour nous permettre de nous envoler, pour nous permettre de nous ressourcer. Car la joie réside même dans la tristesse. Une tristesse acceptée. Une tristesse qui n’a plus besoin de devenir douleur. Une tristesse reprenant sa douceur à la lueur de la gratitude pour ce qui fut. Pour ce qui s’est envolé. Pour ce qui se voit cicatriser. Tel un virage d’attitude sur le chemin de la résilience.

La résilience devient un ingrédient pour cultiver la joie. Pour relativiser. Pour accueillir tout, absolument tout. Les victoires, les privilèges, les opportunités, la santé quand elle est fidèle. Aussi bien que les pertes, les désillusions, les virus, tous bienvenus en ce qu’ils font partie de notre histoire, de notre parcours. La résilience pour s’affranchir de la victimisation qui menace la trame de notre histoire. La résilience pour ne plus s’emprisonner dans le passé. La résilience pour nous écrire. Pour offrir notre part d’expérience. Pour nous apprivoiser. Pour nous apprendre à aimer. Et s’offrir la clé de l’émerveillement, de la rédemption. S’ouvrir alors à la falaise des possibles d’où nous rêvons de nous envoler. Fait d’autant plus réalisable lorsque nous faisons du ménage dans nos besoins. Lorsque nous nous libérons de longues listes d’impératifs auxquels, depuis longtemps, nous avons étaient conditionnés. Pour y croire. Pour sortir de notre zone de confort. Sortir de sa zone de confort est la voie vers la joie. Pour s’étirer un peu, découvrir la curiosité. Ecrire pour demain. Penser bien plus loin. Et là soudain, nous nous apercevons que cela ne se passe pas toujours comme nous l’aurions imaginé. Nous nous réveillons. Nous nous émerveillons.

La joie est là, proche de l’émerveillement. Nous nous ouvrons au monde. Nous révélons heureusement notre ignorance. L'émerveillement nous échappe et il doit nous échapper. Il nous oblige à recommencer toujours, à se retrouver sans cesse au commencement. Et si nous pensions que l’émerveillement puisse nous embellir ? Si nous rêvions qu’il puisse nous alléger ? Si, à travers lui, nous songions à la portée de notre joie ?

Offrons-nous alors un rendez-vous intime. Réjouissons-nous. Faisons des découvertes rafraîchissantes. Sourions. Rions. Savourons pleinement. Un peu tous les jours. Libérons les charges émotives cristallisées. Les désillusions, les peurs, la colère réfugiées dans nos coeurs. Restons conscient de notre ignorance. Laissons à l’enfance sa magie. Retrouvons la magie de nos coeurs d’enfant. Conservons l’humilité du débutant ».

Audrey Badin.

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